Johnny Hallyday, Te manquer, texte de Jeanne Cherhal, album « Rester vivant », 2014

Je partirai un soir quand tu m’aimeras encore
Je partirai d’ici pour raviver le feu
Pour tracer de mémoire les contours de ton corps
Je partirai aussi pour le plaisir du jeu

Te manquer, te manquer
Je voudrais te manquer

Je garderai pour toi le plus doux des silences
Je resterai des jours intraçable et muet
Je ferai de ma voix l’écho de mon absence
Et tout cet amour un sentiment parfait

Oui te manquer, te manquer
Je voudrais te manquer

J’inventerai loin de toi un exil volontaire
Mais brisant ma solitude avec des choses de rien
Quelques vers ou le bois d’un arbre centenaire
Que la chaleur du sud aura mis sous mes mains

Oui te manquer, te manquer
Je voudrais te manquer

Je serai l’étranger passant sous ta fenêtre
Je serai l’inconnu au détour d’un sentier
Je serai le danger que tu courras peut être
Je serai devenu ton désir tout entier

Te manquer, te manquer
Je voudrais te manquer

Alors je rentrerai lorsque je serai sur
De t’avoir tant manqué que tu n’en pourras plus
Tu m’ouvriras les bras en moi je te jure
Que tu retrouveras tout ce qui t’avait plu

Je redirai les mots qui te faisaient sourire
Et je te regarderai comme pour la première fois
Je danserai de nouveau dans l’éclat de ton rire
Oui je redeviendrai un mystère quelques fois

Te manquer, te manquer
Je voudrais te manquer
Te manquer, te manquer
Je voudrais te manquer