Ce qui nous fait souffrir c’est le manque de contact avec les différents niveaux de nous-mêmes.

René Roussillon, Le travail technique, conférence présentée à l’hôpital Jean-Talon, Québec, avril 1994

Cet ouvrage rassemble des textes publiés dans différentes revues, liés à un travail d’observation originale sur le fonctionnement des groupes, à partir d’échanges entre les participants dans le cadre de ces réunions de travail. Il permet de faire une synthèse entre les méthodes de la psychanalyse classique centrées sur l’individu et celles de la dynamique des groupes qui révèlent d’autres aspects. Un ouvrage fondamental d’un auteur dont les ouvrages sont de nouveau étudiés.

« L’année dernière, confie Woody Allen, j’ai eu des problèmes avec le fisc. Sur ma déclaration d’impôt, j’ai essayé de faire passer mes notes de psychiatre en frais professionnels. Mais l’administration a dit que ça faisait partie des loisirs. On est arrivé à un compromis et on a fait passer ça en dons caritatifs. »

Sur le chemin accidenté de la vie, Woody Allen peut accompagner chacun tel un chaleureux complice, un guide et un initiateur. Une occasion d’explorer quelques thèmes communs au réalisateur et à la psychanalyse : l’angoisse, l’identité et le changement, le pouvoir de la parole.

« Et pour finir, conclut Allen, j’aimerais avoir un message un peu positif à vous transmettre… Je n’en ai pas… Est-ce que deux messages négatifs, ça vous irait ? »

Gradiva, celle qui avance, tel le dieu Mars allant au combat, mais c’est ici au combat de l’amour. Et Gradiva rediviva, celle qui réapparaît à l’heure chaude de midi et qui va, non sans malice, donner vie, forme, objet au désir d’un archéologue fou.
En cette jeune fille à la démarche inimitable Freud a-t-il reconnu la jeune psychanalyse comme il a pu trouver dans Pompéi, la cité ensevelie et conservée, une métaphore exemplaire du refoulé et de son troublant retour ?
On trouvera à la fin du volume une notice sur le bas-relief qui est à l’origine de la nouvelle ainsi que trois savoureuses lettres (inédites) de Jensen en réponse aux questions indiscrètes que lui posait son interprète.

La psychanalyse entre savoir acquis et méthode de découverte. Choix des analysants et mise en place d’une psychanalyse. La cure : une construction à deux. L’activité du psychanalyste. Le psychanalyste face aux Traumas, aux deuils pathologiques et à leurs influences transgénérationnelles. Le parcours analytique et ses aléas. Méthode psychanalytique et formation des analystes.

CHANSON DES ESCARGOTS QUI VONT A L’ENTERREMENT

A l’enterrement d’une feuille morte

Deux escargots s’en vont
Ils ont la coquille noire
Du crêpe autour des cornes
Ils s’en vont dans le noir
Un très beau soir d’automne
Hélas quand ils arrivent
C’est déjà le printemps
Les feuilles qui étaient mortes
Sont toutes ressuscitées
Et les deux escargots
Sont très désappointés
Mais voilà le soleil
Le soleil qui leur dit
Prenez prenez la peine
La peine de vous asseoir
Prenez un verre de bière
Si le coeur vous en dit
Prenez si ça vous plaît
L’autocar pour Paris
Il partira ce soir
Vous verrez du pays
Mais ne prenez pas le deuil
C’est moi qui vous le dis
Ça noircit le blanc de l’oeil
Et puis ça enlaidit
Les histoires de cercueils
C’est triste et pas joli
Reprenez vos couleurs
Les couleurs de la vie
Alors toutes les bêtes
Les arbres et les plantes
Se mettent à chanter
A chanter à tue-tête
La vraie chanson vivante
La chanson de l’été
Et tout le monde de boire
Tout le monde de trinquer
C’est un très joli soir
Un joli soir d’été
Et les deux escargots
S’en retournent chez eux
Ils s’en vont très émus
Ils s’en vont très heureux
Comme ils ont beaucoup bu
Ils titubent un petit peu
Mais là-haut dans le ciel
La lune veille sur eux.

Jacques PRÉVERT Paroles 1945 ©1972 Editions Gallimard

Freud avait un faible pour les histoires de «marieurs» dont on trouvera plusieurs échantillons savoureux dans ce livre. C’est que le Witz – le mot ou le trait d’esprit – met en rapport des choses et des pensées hétérogènes : il les condense, il les combine ou, mieux, il les marie, le plus souvent dans une mésalliance qui déclenche le rire de l’auditeur et surprend même celui qui l’énonce. Le Witz réussi a la fulgurance de l’éclair.
Le mot d’esprit est ici analysé, dans sa technique et dans ses visées, comme le furent, quelques années plus tôt, le rêve et les actes manqués. C’est qu’il est comme eux, aux yeux de Freud, une formation de l’inconscient plus qu’une production volontaire.
Le mot d’esprit ou l’esprit des mots.

Dans ma jeunesse, je rendis visite à un saint dans son bosquet silencieux qui se trouvait derrière les collines ; alors que nous nous entretenions de la nature de la vertu, un brigand arriva en claudiquant péniblement.

Lorsqu’il atteignit le bosquet, il s’agenouilla devant le saint et dit :
« Ô Saint, je voudrais être consolé ! Mes péchés sont trop lourds. »
Et le saint répliqua : « Moi aussi, mes péchés sont trop lourds. »
Le brigand dit : « Mais je suis un voleur et un pillard. »
Et le saint répliqua : « Moi aussi, je suis un voleur et un pillard. »
Le brigand dit : « Mais je suis un assassin, et le sang de plusieurs hommes crie dans mes oreilles. »
Et le saint répliqua : « Moi aussi, je suis un assassin, et dans mes oreilles crie le sang de plusieurs hommes. »
Le brigand dit : « J’ai commis d’innombrables crimes. »
Et le Saint de répliquer : « Moi aussi j’ai commis des crimes sans nombre. »
Puis le brigand se releva et regarda le saint ; il y avait un étrange regard dans ses yeux.
Et quand il nous quitta, il descendit la colline en sautillant.
Je me retournai vers le saint, disant : « Pourquoi t’accuses-tu de crimes non commis ?
Ne vois-tu pas que cet homme est parti en ne croyant plus en toi ? »
Et le saint répondit :
« Il est vrai qu’il ne croira plus en moi. Mais il est parti très consolé. »
À ce moment-là, nous entendîmes le brigand chanter très loin, et l’écho de sa chanson remplissait la vallée de joie.

Qui était vraiment Sigmund Freud ?

Dans cet ouvrage, Alain de Mijolla retrace l’histoire du fondateur de la psychanalyse comme on feuillette un album de photos de famille. Par touches, il nous guide à travers l’enfance et l’adolescence de Freud, son auto-analyse, son judaïsme, la guerre… Il éclaire ses relations avec les grands penseurs de son temps : Charcot, Jung…
Et à travers ce récit, c’est l’histoire de la psychanalyse qui se fait jour : naissance, fondements, réception, évolutions… Car Alain de Mijolla le montre bien : raconter la vie de Freud c’est aussi comprendre que la recherche entreprise par Freud pour reconstruire son passé est celle qui a donné progressivement naissance à la psychanalyse que nous connaissons aujourd’hui.
Fragments après fragments, Alain de Mijolla dépeint le portrait d’un homme toujours en mouvement, dont la pensée continue à inspirer profondément les réflexions et les pratiques contemporaines. Le portrait de Freud, vivant.
« Freud, qui a vécu une vie passionnante et que je ne cesse d’admirer, n’est pas une idole à laquelle on ne peut pas toucher. Il est surtout exemplaire par sa démarche, certes bien sinueuse mais, si elle avait été toute droite, il eût été considéré, à raison, comme un dangereux paranoïaque. »

Colloque René Diatkine 2016

Argument

Transitionnalité et sublimation dans la cure

Paul DENIS

Plus que « les mots et les choses » il faut considérer les représentations et les choses. L’investissement des représentations, nées des expériences de satisfaction vécues avec des objets pulsionnels et des objets d’amour, est le fond même du plaisir au fonctionnement du psychisme. Au cours du processus analytique les associations libres déroulent ce jeu des représentations liées les unes aux autres et conduisent finalement à celles dont la charge affective, le potentiel d’excitation, étaient évités jusque-là, ou à ces représentations manquées que sont ces images porteuse d’une charge traumatique  qui vient rompre la continuité du fonctionnement psychique. Les « résistances » à l’analyse sont invariablement organisées par rapport au risque de surgissement d’affects trop violents, d’une excitation trop forte ou d’une rupture de la continuité du tissu psychique. Il s’agit finalement, au cours de l’analyse, d’ouvrir une voie élaborative, une voie psychique à ces foyers d’excitation enfouis, souvent plus réprimés que refoulés, et fauteurs d’agir.

Freud décrit parfaitement le dilemme du psychanalyste face aux résistances et à cette propension du patient à agir pour décharger ou mater son excitation ; dilemme car  l’analyste, malgré lui, se comporte en pompier pyromane. Freud prescrit de lutter contre le feu :

« Afin de maintenir sur le terrain psychique les pulsions que le patient voudrait transformer en actes, il entreprend contre ce dernier une lutte perpétuelle et quand il arrive, grâce au travail de la remémoration, à liquider ces pulsions, il considère ce résultat comme un triomphe du traitement » (Freud, 1914g, p. 112). Mais quels sont les moyens de la lutte ? Et la remémoration, sans doute, est un succès mais comme Freud l’indique ailleurs « c’est le travail qui permet à l’inconscient de devenir conscient qui est l’essentiel » : c’est un travail d’élaboration qui permet finalement que la remémoration apparaisse. Freud à l’époque est assez optimiste pour écrire que « Lorsque le transfert aboutit à un attachement utilisable de quelque façon, le traitement est en mesure d’empêcher tous les actes itératifs les plus importants du malade et d’utiliser in statu nascendi les intentions de celui-ci en tant que matériaux pour le travail thérapeutique » (Ibid). Trop optimiste quant à la possibilité d’empêcher grâce au transfert « tous les actes itératifs (…) du malade » mais raisonnablement optimiste lorsqu’il indique qu’il est possible d’utiliser « les intentions » du patient comme des « matériaux pour le travail analytique ». Il s’agit de convertir « l’intention » en élément pour une élaboration psychique de ce qui sous tendait « l’intention ». D’opérer à la fois une inhibition de but et un déplacement du registre de l’acte vers l’espace psychique. Ne sommes nous pas proches de l’idée de sublimation ? Et quelle serait la place de ce type de mouvement dans le « processus analytique » ?

Et Freud souligne l’importance du champ transférentiel : « Nous rendons cette compulsion [à l’agir] anodine, voire même utile, en limitant ses droits, en ne la laissant subsister que dans un domaine circonscrit. Nous lui permettons l’accès au transfert, cette sorte d’arène où il lui sera permis de se manifester dans une liberté quasi totale … » (Freud, 1914g, p. 113). Il n’y a pas de délit d’intention, il faut laisser l’intention s’exprimer : « Le transfert crée de la sorte un domaine intermédiaire entre la maladie et la vie réelle, domaine à travers lequel s’effectue le passage de l’une à l’autre » (Ibid, p. 113-114). Domaine intermédiaire, forme psychanalytique de l’aire transitionnelle de Winnicott ? Il est du reste possible que cette formulation de celui-ci ait inspiré celui-là. De là à considérer l’analyste, objet du transfert, comme forme d’objet transitionnel il n’y a qu’un pas…

L’idée de Freud d’utiliser des « constructions en analyse » — mais aussi des « représentations d’attente » — serait une façon d’offrir au patient un élément transitionnel, transitionnel dans la mesure où il appartient à ce domaine intermédiaire qui s’établit entre le psychisme du patient et celui de l’analyste.

La notion de jeu dans la technique analytique, introduite par Winnicott qui considère que l’analyse « se situe en ce lieu où deux aires de jeu se chevauchent, celle du patient et celle du thérapeute » (Winnicott, 1975, p. 55) a été reprise par différents auteurs[1],  et explicitement utilisée dans le psychodrame ; l’idée de jeu renvoie aux moyens qui permettent à l’analyste de donner à cette « lutte perpétuelle » par rapport à la propension du patient à recourir à l’agir, les moyens d’une élaboration.

La fréquence avec laquelle on observe l’apparition d’activités sublimatoires au cours d’une analyse est telle que celles-ci pourraient être considérées comme une latéralisation — souvent féconde — de ces mouvements de jeu apparus dans la cure. Certaines d’entre elles ont une valeur de remémoration, de retrouvailles avec des objets d’autrefois…

La sublimation est-elle aussi une forme du souvenir, et la remémoration une forme de sublimation ?

Le processus analytique peut-il être envisagé sous l’angle de l’établissement d’une forme de transitionnalité et du développement de mouvements sublimatoires ?

Paul Denis

RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES

Freud S. (1914g), Répéter, remémorer, élaborer, La Technique psychanalytique, trad.A. Berman, Paris, Puf, 1953.

Winnicott D.W., Jeu et Réalité, Paris, Gallimard, 1975.

En septembre 1909, Freud débarque en Amérique, accompagné de Ferenczi et de Jung. Il n’y reviendra jamais. Mais la psychanalyse, elle, s’y implantera, pas toujours à la satisfaction du fondateur.
Avant de consacrer quelques jours au tourisme et de rencontrer un porc-épic sauvage dans les monts Adirondacks, Freud prononce en allemand et sans notes cinq conférences à l’occasion du vingtième anniversaire de la Clark University de Worcester que préside Stanley Hall, un vieux monsieur respectable très favorable à la psychanalyse.
Ce n’est pas le cas de tout l’auditoire. Freud doit donc conquérir son public, mais le conquérir en douceur, sans trop le heurter dans ses habitudes mentales, scientifiques et morales. Pas de grandes spéculations donc, peu de théorie, peu de rêves, mais des faits exposés avec une rare clarté, des observations, des comparaisons dont celle, restée fameuse, destinée à illustrer le refoulement et la résistance, de l’intrus qui s’introduit de force dans la salle de conférences. Ce bref séjour de Freud marquera pour lui, selon ses propres dires, le début d’une reconnaissance officielle et la fin de son «splendide isolement». Il constituera aussi le point de départ de l’irrésistible diffusion de la psychanalyse dans le Nouveau Monde.

Un jour, une mère amena son fils auprès du Mahatma ; elle voulait que Gandhi lui dise  de cesser de manger du sucre ; Gandhi conseilla simplement à la mère de revenir avec  son fils la semaine suivante ; elle se présenta donc à nouveau avec le garçon au terme  du délai indiqué, et Gandhi s’adressa à celui-ci :
« Arrête de manger du sucre, mon enfant. »
Et le garçon obéit.
Un mois plus tard, la mère revint et questionna :
« Mon fils a bien obéi à vos paroles, mais, est ce que vous ne pouviez pas le lui dire la première fois que je suis venue ?
– Madame, une semaine plus tôt, je mangeais encore du sucre »

Le type INFP
(Introversion iNtuition Sentiment Perception)

L’Idéaliste

Le Rêveur
Le Guérisseur
Le Philosophe Idéaliste
Le Croisé des Valeurs
Le Conciliateur
Le Raccomodeur
Le Médiateur

« Accomplir des tâches nobles pour aider la société »
« Soutien et Intégrité »
« Non directif, il concilie »

3 à 5 % des hommes
4 à 7 % des femmes

INFP

 

En règle générale, les INFP se focalisent sur leurs valeurs et ils consacrent leur vie à suivre un idéal.

Ils sont souvent amenés à rassembler les gens autour d’un projet commun et font en sorte que chacun trouve sa place dans le groupe. Créatifs, ils sont constamment à la recherche de nouvelles idées ou possibilités. Ils avancent tranquillement vers ce qui est important pour eux et abandonnent rarement leur objectif. Malgré leur modération et leur délicieux sens de l’humour, ils sont difficiles à bien connaître ce qui peut conduire autrui à les négliger.

C’est lorsqu’ils travaillent à rendre la réalité conforme à leurs aspirations qu’ils expriment le mieux leur tempérament.

Les INFP sont des personnes calmes, souples, faciles à vivre et convaincues. Ils suivent leurs valeurs internes et bien qu’ils savent se montrer ouverts aux idées nouvelles, ils peuvent devenir intraitables lorsqu’une de leurs valeurs fondamentales leur semble bafouée.

Ils sont dotés d’une vie intérieure très riche et d’une sentimentalité complexe. Il peut être parfois difficile de les comprendre, car ils ont tendance à garder secrets leurs sentiments et leurs convictions passionnées, qu’ils ne partagent qu’avec une petite poignée de proches.

C’est le type le plus idéaliste de tous.

INFP INFP

Leur ordre de préférence Jungien est :

  •  Dominant : Sentiment Introverti Fi   { Pour résoudre un problème, il prend en compte les personnes… }
  •  Auxiliaire : iNtuition Extravertie Ne  { … puis prend du recul pour avoir une vue d’ensemble… }
  •  Tertiaire : Sensation Introvertie Si   { … puis étudie les faits… }
  •  Inférieur : Pensée Extravertie    Te   { … et enfin applique la logique }

Dégonflez l’importance

La seconde notion de Transurfing qui me paraît être une véritable perle pour vous est celle qui concerne les forces d’équilibrage. C’est de la physique on ne peut plus basique : si vous voulez vous tenir debout au milieu d’une pièce, vous n’avez pas grand-chose à faire et cela ne vous demandera pas beaucoup d‘énergie. Il suffit de placer votre centre de gravité au milieu de votre base de sustentation (vos pieds) et de laisser l’attraction terrestre faire son œuvre. En revanche, si vous vous tenez debout tout au bord d’une falaise, les choses vont se compliquer. L’attraction que le vide exerce sur vous va vous obliger à vous crisper et à tendre votre corps vers l’arrière. Cette attraction du vide vous oblige à mettre en place des « forces d’équilibrage » pour ne pas tomber. Il en irait de même si vous marchiez sur une poutre au-dessus du vide. Vos bras balanciers chercheraient sans cesse à vous redonner de l’équilibre. Notez que la même poutre, posée au milieu de votre salon, ne vous ferait pas tanguer autant.

Transposons ce principe au développement personnel : nous nous plaçons tout seul au bord de la falaise (ou sur une poutre à 30 mètres de hauteur) chaque fois que nous donnons trop d’importance à un événement. Parfois, on dirait que les surefficients sont en train de jouer leur vie pour un simple coup de fil ! Inversement, quand on ne donne pas assez d’importance aux choses (exemple au hasard : l’argent), on se créé aussi des ennuis. Bref, si on ne reste pas assez concentré au bord de la falaise, on risque la chute.

De ce concept de « forces d’équilibrage » de Vadim Zéland, j’ai tiré une philosophie personnelle que je m’efforce de mettre en application quotidiennement :

Savoir donner l’importance JUSTE aux choses (ni trop, ni pas assez), c’est le travail de toute une vie.

Nous avons pu montrer ailleurs que l’attitude thérapeutique paradoxale structurait un espace de   jeu et relançait les processus transitionnels  (du moins quand certaines conditions d’utilisation étaient remplies) en même temps qu’elle permettait aux soignants de « contenir » à bon compte thérapeutique l’agressivité contre-transférentielle induite.

Cette activité de relance, cet espace de jeu présente trois propriétés que nous ne ferons qu’ébaucher ici, nous réservant de développer cette analyse ailleurs.

* La première de ces propriétés, non la moindre, bien que les thérapeutes pragmaticiens ne lui accordent qu’une faible importance, est la délimitation d ‘un espace-temps, limite, défini comme situation de soin et qui fonctionne comme appui externe a la constitution d ‘un espace interne. Un cadre est ainsi construit.

* Second aspect : le thérapeute, sans toujours en être conscient, est amené a présenter (formuler ou mettre en forme) des représentations psychiques au patient, il « nourrit » les processus élaboratifs dans une activité que nous avons rapprochée de la capacité de rêverie maternelle décrite par Bion et qui s’apparente, a un niveau métaphorique, à la « présentation d’objet » du maternage, selon Winnicott.

* En troisième lieu, le thérapeute adopte à l’égard de la vie psychique une certaine attitude qui transmet un cadre de référence décale par rapport à celui du patient, cadre de référence qui introduit un certain décollement par rapport aux imagos mobilisées, qui introduit un certain jeu dans les représentations psychiques et dans les processus.

«Il faut bien que la sorcière s’en mêle.» C’est ainsi que Freud, citant dans un de ses derniers écrits le Faust de Goethe, désigne la métapsychologie, et il ajoute : «Sans spéculer ni théoriser – pour un peu j’aurais dit fantasmer – on n’avance pas d’un pas.»
La sorcière métapsychologie, Freud n’a cessé de la convoquer. Mais, en 1915, parvenu au milieu de son trajet, il éprouve le besoin de préciser et de cerner les concepts fondamentaux de la psychanalyse laissés jusqu’alors dans une relative et féconde indétermination. D’ou cette série d’essais portant sur l’inconscient, le refoulement, la pulsion, l’objet perdu (sur l’exemple du deuil et de la mélancolie), la régression (à propos du désir de dormir et de rêver). Autant de textes capitaux où la densité va de pair avec la clarté de l’expression et qui sont à chaque fois l’occasion d’une lecture neuve. Ici la distinction rebattue entre théorie et clinique vole en éclats. C’est que la psychanalyse est d’abord une épreuve de la pensée, une mise à l’épreuve de nos convictions, à commencer par celles héritées de la psychologie.

À la fin de 1899 mais daté de 1900 comme pour marquer un nouveau siècle paraît Die Traumdeutung : c’est le livre du rêve jusque dans sa composition baroque, foisonnante. Un an plus tard paraît ce petit livre-ci, commandé par un éditeur, et dont le propos est bien différent : cette fois, c’est un exposé sur le rêve et qui revêt une forme plus classique, parfois didactique. Comme l’indique Didier Anzieu dans sa préface, la Traumdeutung constituait et constitue toujours une initiation à l’inconscient. Sur le rêve, lui, introduit à la psychanalyse. Y sont énoncés les résultats acquis par une science alors toute nouvelle.
Si l’objet est ici le rêve, Freud n’entend pas pour autant lui conférer une valeur exceptionnelle. Au contraire il se déprend et déprend tout au long son lecteur d’une «surestimation», romantique ou mystique, qui ferait du rêve le lieu de quelque ascension de l’âme vers l’inconnu. Aussi porte-t-il principalement son attention sur les procédés du «travail du rêve» en les illustrant par de nombreux exemples et en nous engageant à les retrouver à l’œuvre dans d’autres productions de l’inconscient.
Sur le rêve, oui, mais surtout pour l’analyse, pour une méthode.

Ce texte fondamental de Sandor Ferenczi, l’un de ses plus célèbres, est d’une terrible actualité. Car en décrivant deux processus névrotiques essentiels chez l’enfant – l’identification à l’agresseur, la prématuration psychique face à la folie adulte et au terrorisme de la souffrance -, signe le retour en force de la théorie de la séduction, une séduction liée aux pratiques violentes et passionnelles des parents face aux besoins de tendresse physique émanant des enfants.

Ce que Michael Balint avait dénommé « régression maligne » peut parfois se produire au cours d’une analyse. Faisant suite au livre précédent La clinique analytique de Winnicott (érès, 2003), qui portait sur la genèse de la théorie de Winnicott et ses principaux concepts, cet ouvrage traite d’une question touchant aux avatars des régressions à la dépendance, à propos du récit circonstancié d’une histoire clinique. Cela amène Jean-Pierre Lehmann à reconsidérer dans les textes littéraires et analytiques ce qui concerne les passions amoureuses pour finalement examiner un point très controversé dans la communauté analytique : celui du masochisme féminin.
Pourquoi ce qu’avaient avancé les psychanalystes femmes de l’entourage immédiat de Freud, à ce sujet, a-t-il été rejeté par les analystes des générations suivantes ? Cette question n’est pas anodine car elle touche directement au destin de la féminité des filles qui, soutient Jean-Pierre Lehmann, dépend étroitement de leur élaboration de la position dépressive telle que la pensait Winnicott. Pour étayer cette thèse, il part des éléments de la théorie winnicottienne du féminin, du masculin et de la position dépressive, pour en développer toutes les conséquences tant théoriques que cliniques dans un domaine que Winnicott lui-même n’avait pas eu l’occasion ou le temps de traiter explicitement.

Les types de personnalité INFP cherchent à vivre en harmonie avec leurs valeurs fondamentales et à comprendre ce qui est vraiment important pour les autres.

Cette introduction au type de personnalité INFP, basée sur l’évaluation de personnalité Myers-Briggs Niveau I, peut vous aider à comprendre la manière dont vous interagissez avec autrui, ainsi que les carrières qui pourraient vous convenir.

Points forts du type INFP

Les INFP aiment concevoir des solutions créatives pour résoudre les problèmes et s’engager moralement pour ce qu’ils estiment être juste. Ils aiment aider les autres à progresser et à développer leurs capacités pour atteindre leur potentiel maximal.

Points de développement potentiels pour les INFP

Les INFP ont parfois du mal à prendre la parole au cours des réunions, ce qui peut laisser penser qu’ils ne se sentent pas concernés ou désireux d’apporter leur contribution. Ils risquent de ne pas convaincre les autres du mérite de leurs idées.

Emplois INFP

Les INFP aiment aider les autres à se perfectionner et à apprendre et ils expriment leur créativité au travers de l’expression écrite ou des arts visuels. Ils aiment accomplir un travail qui a du sens et collaborer avec des gens qui partagent leurs valeurs. Les INFP sont susceptibles d’être attirés par les professions en rapport avec le conseil et le développement personnel, ainsi que par les arts et l’écriture.

Qu’est-ce que le MBTI ?

Le MBTI (Indicateur Typologique de Myers-Briggs) décrit les différences personnelles selon 16 « types » psychologiques permettant à chacun de découvrir ce qu’il a en commun ou de différent avec d’autres personnes, et aide à améliorer ses relations professionnelles et personnelles.