Il est des livres dont on sort changé. C’est le cas de tous les ouvrages de Pierre Hadot, qu’il traitent de Marc Aurèle ou de Plotin, du stoïcisme ou de la mystique ; avec une érudition toujours limpide, ils montrent que, pour les Anciens, la philosophie n’est pas construction de système, mais choix de vie, expérience vécue visant à produire un « effet de formation », bref un exercice sur le chemin de la sagesse.
Dans ces entretiens, nous découvrons un savant admirable, dont l’oeuvre a nourri de très nombreux penseurs, mais aussi un homme secret, pudique, sobre dans ses jugements, parfois ironique, jamais sentencieux. En suivant Pierre Hadot, nous comprenons comment lire et interpréter la sagesse antique, en quoi les philosophies des Anciens, et la pensée de Marc Aurèle en particulier, peuvent nous aider à mieux vivre. Et si « philosopher, c’est apprendre à mourir », il faut aussi apprendre à « vivre dans le moment présent, vivre comme si l’on voyait le monde pour la dernière fois, mais aussi pour la première fois ».

– 78 –

Parmi toutes les choses du monde, il n’en est point de plus molle et de plus faible que l’eau, et cependant, pour briser ce qui est dur et fort, rien ne peut l’emporter sur elle.
Pour cela rien ne peut remplacer l’eau.
Ce qui est faible triomphe de ce qui est fort ; ce qui est mou triomphe de ce qui est dur.
Dans le monde, il n’y a personne qui ne connaisse (cette vérité), mais personne ne peut la mettre en pratique.
C’est pourquoi le Saint dit : Celui qui supporte les opprobres du royaume devient chef du royaume.
Celui qui supporte les calamités du royaume devient le roi de l’empire.
Les paroles droites paraissent contraires (à la raison).

Sémioticienne, psychanalyste, romancière, spécialiste des états limites de la langue, Julia Kristeva nous éblouit par son génie protéiforme. Elle consent à livrer et à analyser ici les méandres de son parcours, de la culture communiste bulgare
à l’aventure de Tel quel, de son arrivée à Paris dans les années 1960 et de sa rencontre avec Lacan à sa propre analyse, de son intérêt passionné pour les nouvelles maladies de l’âme aux ultimes bouleversements – à la fois éthiques et politiques – qui brouillent les repères ancestraux de nos sociétés. Témoin attentif de notre temps, elle ne cesse, d’un regard aigu et enjoué, d’interroger la figure de l’Étranger, de l’Autre. En aucun cas nostalgique d’un discours religieux passéiste, elle propose une autre morale, à la fois joyeuse et sans illusion, qui invite chacun à entreprendre son propre parcours et à découvrir sa singularité.

Qu’est-ce que la communication ? Un échange avec les autres ? Un dialogue avec soi-même ? Et à quoi sert-elle ? A exister en société ? A être plus heureux ? A évoluer intérieurement ?
Plus on cherche à définir l’acte de communiquer, plus on s’aperçoit qu’il recouvre le champ même de nos vies, tissé de dits et de non-dits qui remontent parfois très loin et ne cessent de nous questionner. Jacques Salomé, l’auteur entre autres de Heureux qui communique, a rassemblé les avis de ses amis spécialistes de la question. Avec ferveur, ils nous transmettent les secrets de cet échange qui pourrait devenir communion.

– 77 –

La voie du ciel (c’est-à-dire le ciel) est comme l’ouvrier en arcs, qui abaisse ce qui est élevé, et élève ce qui est bas ; qui ôte le superflu, et supplée à ce qui manque.
Le ciel ôte à ceux qui ont du superflu pour aider ceux qui n’ont pas assez.
Il n’en est pas ainsi de l’homme : il ôte à ceux qui n’ont pas assez pour donner à ceux qui ont du superflu.
Quel est celui qui est capable de donner son superflu aux hommes de l’empire. Celui-là seul qui possède le Tao.
C’est pourquoi le Saint fait (le bien) et ne s’en prévaut point.
Il accomplit de grandes choses et ne s’y attache point.
Il ne veut pas laisser voir sa sagesse.

Soulèvements populaires, jeunesse indignée, dictateurs détrônés, espoirs et libertés réprimés dans des bains de sang. La révolte serait-elle en train de réveiller l’humanité numérique de son rêve hyper-connecté ? Mais de quelle révolte parlons-nous ? Julia Kristeva s’interroge sur ce qu’est une révolte – entendue à la fois comme rénovation politique, renaissance intime et idéal éthique. Et elle redonne un sens à la pensée révoltée, aussi et surtout si celle-ci est loin des bruits de la rue et du spectacle… Pour l’auteur, nous ne sommes véritablement en vie psychique que si nous nous donnons le temps et l’espace des révoltes : rompre, remémorer, refaire. Cette «révolution» intime, l’expérience psychanalytique, entre autres, mais aussi l’écriture la rendent possible. Julia Kristeva a, pour cette nouvelle édition, dans le contexte de notre actualité et avec son double regard de philosophe et de psychanalyste, écrit une préface particulièrement éclairante.

ÉVÉNEMENT RENCONTRE-DÉDICACE
Pour le lancement d’une saison culturelle intense, la FFN invite Julien Wolga, pour la présentation de son livre L’héritage du nudisme depuis Kienné de Mongeot, aux éditions L’Harmattan.

+ Exposition des dessins de Julien Wolga
https://julien-wolga.blogspot.com/

RDV vendredi 18 janvier de 18h30 à 20h
à la Fédération française de naturisme
26, rue Paul Belmondo – 75012 Paris

– 76 –

Quand l’homme vient au monde, il est souple et faible ; quand il meurt, il est roide et fort.
Quand les arbres et les plantes naissent, ils sont souples et tendres ; quand ils meurent, ils sont secs et arides.
La roideur et la force sont les compagnes de la mort ; la souplesse et la faiblesse sont les compagnes de la vie.
C’est pourquoi, lorsqu’une armée est forte, elle ne emporte pas la victoire.
Lorsqu’un arbre est devenu fort, on l’abat.
Ce qui est fort et grand occupe le rang inférieur ; ce qui est souple et faible occupe le rang supérieur.

Ce premier volume des oeuvres complètes de Pierre FÉDIDA (1963-2005), contient les textes parus entre 1963 et 1975. Ces textes reflètent l’histoire de la psychologie et de la psychanalyse ainsi que la construction des objets de recherche. Commençant avec la méthodologie des tests en milieu hospitalier, les travaux vont vite être influencés par la linguistique et le structuralisme, puis par le vif intérêt porté par l’auteur au « terrain ». S’ensuivent les interrogations des apriori institutionnels dans l’esprit des années 70 afin de contribuer à un véritable fondement de la recherche clinique en psychopathologie. L’auteur est un psychanalyste engagé auprès des infirmières, de la formation à la clinique et à l’enseignement et il participa à l’introduction des techniques de relaxation dans la psychothérapie analytique. Dans ses textes il s’interroge sur le rôle de la consultation en psychologie clinique en comparant cette dernière à celle pratiquée en médecine et se demande comment enseigner la psychologie, assurer la formation des psychothérapeutes et adapter la méthodologie de la recherche au phénomène de la perception (phénomène subjectif mais passerelle entre la psychanalyse et la phénoménologie). Reprenant la question du genre, du féminin/masculin trouvé chez Wilhelm Fliess, la pensée de P. Fédida évolue vers des objets psychiques apparaissant dans l’analyse. Ainsi commencent les travaux sur le deuil, le fantasme, la mélancolie, la phénoménologie du geste et de la forme, thématiques qu’on rencontrera tout au cours de son oeuvre jusqu’à la fin de sa vie. Dans ce premier volume le lecteur assiste à la naissance de cette écriture complexe et sensible aux mouvements transférentiels et contre-transférentiels tout en s’insérant dans une réflexion psychopathologique. Le lecteur verra surgir le style d’écriture clinique si typique et propre à Pierre Fédida dès ces premiers écrits. Son élève, puis collègue, le Pr Abbas Makké (Université Libanaise, Beyrouth, Liban) a écrit la préface en témoignage de l’influence du Pr P. Fédida sur son propre parcours.

A la lumière de la psychologie contemporaine, Jean-Yves Leloup relit ici ce qu’écrivait à l’aube de notre ère le philosophe juif Philon d’Alexandrie au sujet d’une étonnante communauté spirituelle, celle des « thérapeutes ». Ceux-ci entendaient prendre soin de l’homme dans sa globalité – corps, âme, esprit -, et Jean-Yves Leloup réactualise ce grand projet en s’inspirant des recherches de Karlfried Graf Dürckheim, mais aussi d’autres écoles contemporaines d’investigation de l’inconscient (Freud, Jung, Reich, Lacan). Il nous invite à pratiquer « l’anamnèse essentielle », que l’on peut définir comme une remémoration, par les moments privilégiés ou « numineux » qui nous ont touchés, de l’Origine qui sans cesse nous fonde. Une telle expérience n’est pas ressassement du passé : elle est ouverture de l’intelligence du coeur et du corps, par un véritable travail de recentrage sur le Soi.
Ponctuant sa réflexion de nombreux exemples empruntés aux traditions orientales ou monothéistes, Jean-Yves Leloup cerne les éléments constitutifs d’une « mémoire de l’essentiel » capable de nous conduire sur la voie d’une guérison spirituelle.

– 75 –

Le peuple a faim parce que le prince dévore une quantité d’impôts.
Voilà pourquoi il a faim.
Le peuple est difficile à gouverner parce que le prince aime à agir.
Voilà pourquoi il est difficile à gouverner.
Le peuple méprise la mort parce qu’il cherche avec trop d’ardeur les moyens de vivre.
Voilà pourquoi il méprise la mort.
Mais celui qui ne s’occupe pas de vivre est plus sage que celui qui estime la vie.

Marie Moscovici (1932-2015), grande figure de la psychanalyse, a proposé des points de vue inédits sur l’oeuvre freudienne dans ses livres et ses articles. Son oeuvre n’est pas seulement un commentaire mais une illustration de ce que la capacité de lire peut apporter à l’écoute clinique et de ce que la capacité d’écrire peut ouvrir dans la réflexion théorique. En même temps, ces deux capacités sont au service d’une façon de prendre soin de la pratique de l’analyse – de l’éthique du métier, en somme – et de donner suite créative aux fondations freudiennes. Elle a aussi dirigé la revue L’Inactuel de 1994 à 2005 et a su, entourée des membres du comité de rédaction, animer cette revue en surpassant les cloisonnements des disciplines académiques. Elle est parvenue à en faire une revue d’intérêt général en amenant à se rencontrer différents champs de la pensée, dans une démarche se questionnant incessamment elle-même dans sa propre temporalité. Il s’agirait, dans ce numéro 13/14 d’Incidence, de tenter de cerner la spécificité du mode d’approche de l’humain, éclairé par la psychanalyse, qui s’est déployé tout au long de ce parcours éditorial.

Manuel de survie quand la vie vous fait devenir chèvre. F*ck, c’est l’anti-guide de développement personnel. Pas d’introspection, pas de chimères. Des solutions éprouvées, ancrées dans la vraie vie. Déculpabilisant et jubilatoire !

  • Vous en voulez à quelqu’un que vous aimez ?
  • L’anxiété vous gâche la vie ?
  • Votre collègue de travail vous tape sur le système ?
  • Vous pétez souvent les plombs ?
  • Vous avez perdu un être cher (séparation, deuil) et vous êtes inconsolable ?
  • Vous vous êtes fait un ennemi sans raison apparente ?
    … Bref vous êtes à cran ?

Dans ce livre brillamment sensible et drôle, un psychiatre diplômé de Harvard et sa fille, scénariste, vous disent comment affronter concrètement les problèmes qui vous prennent la tête, sans se bercer d’illusions, sans essayer de changer le monde.
Alors que la plupart des livres de développement personnel décortiquent vos émotions et vous font miroiter un futur doré, F*ck la sérénité vous le dit tout net : ça ne marche pas.
F*ck la sérénité ne promet aucun happy end mais donne des conseils concrets, basés sur 40 années de pratique. Le message: ne vous épuisez pas à changer ce qui ne peut l’être ; apprenez à faire de votre mieux avec ce que vous contrôlez vraiment.

– 74 –

Lorsque le peuple ne craint pas la mort, comment l’effrayer par la menace de la mort ?
Si le peuple craint constamment la mort, et que quelqu’un fasse le mal, je puis le saisir et le tuer, et alors qui osera (l’imiter) ?
Il y a constamment un magistrat suprême qui inflige la mort.
Si l’on veut remplacer ce magistrat suprême, et infliger soi-même la mort, on ressemble à un homme (inhabile) qui voudrait tailler le bois à la place d’un charpentier.
Lorsqu’on veut tailler le bois à la place d’un charpentier, il est rare qu’on ne se blesse pas les mains.

« Pour la médecine orientale, la maladie témoigne d’un obstacle à la réalisation du Chemin de Vie. La conscience exprime ainsi par des troubles énergétiques générateurs de maladies, les entraves à son plein épanouissement. »

Michel Odoul nous propose, dans la continuité de Dis-moi où tu as mal, je te dirai pourquoi, ce Lexique, véritable dictionnaire de plus de 300 maladies et traumatismes. Près de 20 ans d’expérience, plusieurs milliers de stagiaires et plus de 8 000 consultations individuelles lui ont permis d’établir et de vérifier la nature des liens existant entre le corps et l’esprit. La maladie ou les accidents ne sont alors plus des fatalités. Chacun peut redevenir « l’acteur » de sa vie et s’approprier à nouveau le pouvoir de changer, s’il le veut, ce qui est à l’origine de sa souffrance.
Ce livre est destiné à tous ceux qui veulent en savoir plus. Son écriture simple le rend accessible à tous et en fait un ouvrage de référence pour ceux qui cherchent un sens à leurs souffrances. Par la qualité de ses informations il représente aussi un excellent outil de travail pour tous les praticiens de santé (acupuncteurs, praticiens Shiatsu, psychothérapeutes, ostéopathes, médecins, personnel soignant, etc.).

– 73 –

Celui qui met son courage à oser, trouve la mort.
Celui qui met son courage à ne pas oser, trouve la vie.
De ces deux choses, l’une est utile, l’autre est nuisible.
Lorsque le ciel déteste quelqu’un, qui est-ce qui pourrait sonder ses motifs ?
C’est pourquoi le Saint se décide difficilement à agir.
Telle est la voie (la conduite) du ciel.
Il ne lutte point, et il sait remporter la victoire.
Il ne parle point, et (les êtres) savent lui obéir.
Il ne les appelle pas, et ils accourent d’eux-mêmes.
Il paraît lent, et il sait former des plans habiles.
Le filet du ciel est immense ; ses mailles sont écartées et cependant personne n’échappe.

Écrivain, psychanalyste, professeur émérite à l’université de Paris 7, Julia Kristeva est une représentante de la pensée française dont l’influence ne cesse de s’étendre en France comme à l’étranger. Son œuvre, à la croisée de plusieurs disciplines, a d’abord abordé le champ de la linguistique avec des lectures nouvelles de Lautréamont, Mallarmé, Proust. C’est ensuite sur la psychanalyse que se sont portées ses recherches. Elle est l’auteur d’ouvrages sur l’abjection, la mélancolie, les nouvelles maladies de l’âme, qu’elle étudie à la lumière des textes littéraires, Dostoïevski et Marguerite Duras notamment, et qui l’aident à analyser le nihilisme de l’ère moderne. C’est sur tous ces grands sujets qu’artpress l’a interrogée au fil des années, mais aussi sur l’art : ne fut-elle pas responsable en 1998 de l’exposition Visions capitales au musée du Louvre ?

Par Jacques Henric, Philippe Forest, Catherine Francblin, Laurence Louppe.
Préface de Philippe Forest.

« La polyphonie de l’être : voilà mon obsession. Elle est aussi bien philosophique qu’esthétique »

De l’Égypte antique aux artistes new-yorkais contemporains, des règles de bienséance de la cour impériale chinoise, il y a mille ans, aux coutumes encore vivaces des villages papous, d’un groupe à l’autre et suivant les individus, les critères de pudeur varient…

Mais dans toutes les cultures, même celles qui remplacent le vêtement par le collier ou le tatouage, la notion de nudité existe, et elle n’est jamais anodine. Des constantes peuvent être repérées dans la signification de la mise à nu des corps, dans l’intention qu’elle exprime. Partant des caractéristiques physiologiques de l’espèce humaine issues de la sélection darwinienne, cet ouvrage synthétique définit les principaux usages universels de la dénudation.

Ce livre propose un point de vue novateur sur un sujet trop souvent négligé par les sciences humaines.

Manuel de survie quand vos défauts vous gâchent la vie. F*ck, c’est l’anti-guide de développement personnel. Pas d’introspection, pas de chimères. Des solutions éprouvées, ancrées dans la vraie vie. Déculpabilisant et jubilatoire !

  • Vous voulez comprendre l’origine de votre problème pour pouvoir enfin le résoudre (pourquoi vous tombez toujours amoureux(-se) de la mauvaise personne, pourquoi vous avez recommencé à boire…) ?
  • Marre de râler, vous rêvez de devenir plus positif ?
  • Vous avez le sentiment de tout foirer par manque de motivation ou d’organisation ?
  • Vous voulez en finir avec votre addiction ?
    … Bref vous avez une furieuse envie de vous améliorer ?

Dans ce livre brillamment sensible et drôle, un psychiatre diplômé de Harvard et sa fille, scénariste, vous disent comment réagir concrètement quand on est confronté à un mal-être, sans se bercer d’illusions, sans essayer de changer le monde.
Alors que la plupart des livres de développement personnel décortiquent vos émotions et vous font miroiter un futur doré, F*ck le développement personnel vous le dit tout net : ça ne marche pas.
F*ck le développement personnel ne promet aucun happy end mais donne des conseils concrets, basés sur 40 années de pratique. Le message : ne vous épuisez pas à changer ce qui ne peut l’être ; apprenez à faire de votre mieux avec ce que vous contrôlez vraiment.

– 72 –

Lorsque le peuple ne craint pas les choses redoutables, ce qu’il y a de plus redoutable (la mort) vient fondre sur lui.
Gardez-vous de vous trouver à l’étroit dans votre demeure, gardez-vous de vous dégoûter de votre sort.
Je ne me dégoûte point du mien, c’est pourquoi il ne m’inspire point de dégoût.
De là vient que le Saint se connaît lui-même et ne se met point en lumière ; il se ménage et ne se prise point.
C’est pourquoi il laisse ceci et adopte cela.

Dans ce recueil de quatre articles théoriques écrits entre 1976 et 1979,
W. R. Bion aborde certains de ses thèmes fondamentaux : la césure, la turbulence émotionnelle, la preuve de la pertinence d’une interprétation et les difficultés de communication entre analyste et analysant lors de l’expérience analytique. Les deux premiers articles, “Emotional Turbulence” et “On a Quotation from Freud”, ont été d’abord publiés dans les actes du congrès deTopeka (mars 1976), par l’International Universities Press, New York. Les deux autres, “Evidence”
et “Making the Best of a Bad Job” (le dernier article écrit par W. R. Bion), sont parus dans The Bulletin of the British Psycho-Analytical Society. Ces quatre textes ont été réunis par Francesca Bion, en 1987, sous le titre Four Papers et constituent aujourd’hui la troisième partie des Clinical Seminars and Other Works, publiés par Karnac en 2000. L’édition française de ces articles est suivie d’une postface par Pierre-Henri Castel, d’un index et d’une bibliographie, ainsi que d’une reproduction d’un dessin des Carnets de Léonard de Vinci, cité par Bion.

« Pour la médecine orientale, la maladie témoigne d’un obstacle à la réalisation du Chemin de Vie. La conscience exprime ainsi par des troubles énergétiques générateurs de maladie les entraves à son plein épanouissement. Il paraît donc logique de comprendre les mécanismes psychoénergétiques qui sous-tendent la maladie afin de retrouver l’état de santé.

À ce titre, ce livre représente un parfait manuel pratique à l’usage de tous ceux qui cherchent les clés afin de décoder le langage du corps. À sa lecture, peut-être apprendrons-nous alors à ne plus voir la maladie comme le fait du hasard ou de la fatalité, mais comme un message de notre conscience, de notre être intérieur. Peut-être serons-nous capables de découvrir derrière telle souffrance une maladie ‘créatrice’, un moyen de progression dans notre évolution. »

Docteur Thierry Médynski

Notre corps parle. Encore faut-il savoir l’entendre.

Allergies, anorexie, boulimie, cancer, fièvre, gorge (maux de…), inflammations, kystes, lumbago, migraine, nez (maux de…), nodules, oreilles (maux d’…), poids (excès de), sciatique, spasmophilie, tumeurs, vertiges, yeux (maux d’…), etc., sont le signe qu’à l’intérieur de nous des tensions plus profondes cherchent à s’exprimer…

… Ouvrez ce livre, et vous saurez pourquoi.

Praticien et fondateur de l’Institut Français de Shiatsu, également auteur de plusieurs ouvrages (Dis-moi où tu as mal – Le Lexique, Dis-moi pourquoi cela m’arrive maintenant, Shiatsu fondamental en trois tomes, etc.), Michel Odoul nous transmet toute son expérience de la psychologie et du monde des énergies ainsi que sa confiance dans la vie.

Le père : Pourquoi ?

La femme : Comment ?

Ces deux questions hantent la psychanalyse depuis ses origines. Freud lui-même ressentait l’insuffisance de ses propres réponses.

Ainsi s’annonçait ce livre lors de sa première parution en 1974. Ces questions n’ont loin de là, rien perdu de leur actualité. Cette nouvelle édition, tout en demeurant fidèle au texte originel, a été revue, réaménagée et réactualisée, elle est vraiment « nouvelle », la collection n’existait pas à l’époque, l’esprit de ce livre aurait pourtant convenu.

60 ans et un 38e album d’Astérix
et Obélix en octobre 2019

Les éditions Albert René et le groupe Hachette ont réservé une dernière surprise pour la fin de l’année 2019, celle du 60e anniversaire d’Astérix et Obélix. Un 38e album sera ainsi publié le 24 octobre 2019, inspiré par la thématique « nos ancêtres les Gaulois »… Cette aventure viendra clore une très riche année et, sans aucun doute, dynamisera les résultats du groupe Lagardère.

[…]

François Jullien est tout à la fois philosophe, helléniste et sinologue. Trois compétences qui ne témoignent pas seulement d’une intense curiosité et d’une vaste culture, mais plus essentiellement de l’originalité d’une démarche intellectuelle.
La Chine est pour lui l’occasion d’un détour, l’occasion de se défaire des points de vue unilatéraux, d’opérer un décentrement. C’est le prix à payer pour se rendre disponible, pour donner toute sa mesure à la « croissance du divers », selon l’expression de Victor Segalen. Il faut faire l’épreuve du dépaysement de la pensée, créer du dissensus et donc faire dissidence. Cela conduit François Jullien à interroger nos propres catégories de pensée, celles qui nous viennent de l’Antiquité, principalement des Grecs, celles qui fondent notre tradition philosophique, qui nourrissent notre métaphysique. Il veut sonder, à la manière de Hegel préfaçant la Phénoménologie de l’esprit, ce qui bien qu’entrevu et parfois « bien connu » n’a pas été reconnu, ou poursuivi dans notre tradition venue de l’Antiquité. Il a donc voulu déclore d’autres voies, ranimer des possibles de la pensée, cultivés ailleurs et laissés chez nous en friche, ou tombés en déshérence. Cette relance de la philosophie exigeant un dehors, la Chine lui sert de point d’appui pour faire levier.
Le Cahier de l’Herne qui lui est consacré cherche à rendre compte de toutes les facettes de cette pensée et de son influence aussi bien en France qu’à l’étranger (rappelons qu’il est le philosophe français actuellement le plus traduit dans le monde).

Parue en 2006, la version du Tchouang-tseu proposée par Jean Levi est ici présentée dans une édition révisée, et augmentée en annexe de plusieurs textes pouvant servir à éclairer les problèmes que posent la compréhension et la traduction d’une telle œuvre. Il s’agit en particulier du compte rendu de Jean François Billeter paru dans la revue Etudes chinoises, ainsi que d’un échange de lettres entre celui-ci et Jean Levi, où ils discutent de leurs conceptions de la tâche du traducteur. C’est pour eux l’occasion d’aborder divers points concernant aussi bien le taoïsme et l’histoire de la Chine que les théorisations arbitraires, mais fort en vogue, d’un François Jullien.

Jean-Claude Lavie, L’amour est un crime parfait
Dominique Clerc Maugendre, La maladie du moi
Martine Bacherich, À en perdre la tête
Paul-Laurent Assoun, Au premier regard
Edmundo Gómez Mango, Le désordre
Antoine Compagnon, L’amour, l’amour, toujours l’amour
Pierre Pachet, Vies sans amour
Francis Marmande, L’étrange amour de préférence
Jean-Paul Demoule, L’amour passé
Éric Michaud, Un Sauveur : Adolf Hitler ou La tyrannie du visible
Joseph Moingt, L’amour est de rigueur
Charles Baladier, La philosophie de l’amour et du désir au Moyen Âge
Francoise Coblence, Et l’amour, et l’autre
François Gantheret, Unissons-nous?
Evelio Cabrejo Parra, Fête narcissique des premières syllabes
Michela Gribinski, La voie passive
Michel Gribinski, Construire un feu Aimer un père

Varia, XX :
Catherine Chabert, Les trois sœurs
Adam Phillips, The unimportance of being Ernest
Alain Boureau, Revanche du lièvre
Daniel Roche, Heinele
Danielle Margueritat, Le père incorporé
Jean-Philippe Dubois, Le jeu des mots
Georges-Arthur Goldschmidt, Quand Freud entend l’allemand
Bruno Bayen, Une origine pour la nature morte
Georges Didi-Huberman, Une page de larmes, un miroir de tourments

Ce livre contient soixante-seize propositions sur la nudité. Ce sont autant de poèmes, mais à la manière d’Emmanuel Hocquard, c’est à dire sans aucune affectation poétique et cependant tout entièrement dans le langage, ses pièges, ses contre-sens, ses impasses. L’idée qui sous-tend la démarche de l’auteur est énoncée en LXIII : « La nudité reste secrète même si le corps est dévoilé ». Il va donc s’agir non pas de lever ce secret, c’est impossible, mais de le cerner, pour le rendre encore plus présent, et il va s’agir en quelque sorte de déshabiller la nudité de tout ce dont elle est recouverte, lieux-communs de l’esthétique comme de la psychologie. Une autre idée enfin est, que la photographie permet de mieux envisager ce secret.

Qu’ils traitent de Marc Aurèle ou de Plotin, du stoïcisme ou de la mystique, les ouvrages de Pierre Hadot, avec une érudition toujours limpide, montrent que, pour les Anciens, la philosophie n’est pas construction de système, mais choix de vie, expérience vécue visant à produire un « effet de formation », bref un exercice sur le chemin de la sagesse.

En suivant Pierre Hadot, nous comprenons comment lire et interpréter la sagesse antique, en quoi les philosophies des Anciens, et la pensée de Marc Aurèle en particulier, peuvent nous aider à mieux vivre. Et si « philosopher, c’est apprendre à mourir », il faut aussi apprendre à « vivre dans le moment présent, vivre comme si l’on voyait le monde pour la dernière fois, mais aussi pour la première fois ».